Fonction publique : 38 % des agents ont plus de 50 ans, réforme urgente en 2026
La direction générale de l'administration et de la fonction publique alerte sur le vieillissement des effectifs publics et la chute des candidatures aux concours.
- 2,2 millions d’agents publics ont plus de 50 ans, soit 38 % des effectifs.
- Le nombre de candidats aux concours externes de l’État a reculé de 41 % depuis 2010.
- 11 % des postes ouverts aux concours n’ont pas été pourvus en 2024.
Présentée lundi 19 octobre, la Revue stratégique sur l’avenir de la fonction publique dresse un constat sans appel. La sphère publique doit renouveler massivement ses effectifs tout en s’adaptant aux grandes transitions, et le statu quo n’est plus tenable.
Un renouvellement massif des générations en perspective
Les projections démographiques annoncent un choc de grande ampleur. Aujourd’hui, 2,2 millions d’agents publics ont plus de 50 ans, ce qui représente 38 % des effectifs de la fonction publique. Ces départs massifs à la retraite vont s’étaler sur les prochaines années et posent la question de la continuité des services publics.
La direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) en fait d’ailleurs sa principale priorité : attirer et fidéliser les compétences nécessaires pour assurer le service public de demain.
Des concours de moins en moins attractifs
Le défi du recrutement est aggravé par une attractivité en berne. Le nombre de candidats aux concours externes de l’État a baissé de 41 % depuis 2010, selon les données citées par la DGAFP. Conséquence directe : 11 % des postes ouverts à ces concours n’ont pas été pourvus en 2024.
Cette tendance n’est pas propre au secteur public. Le recrutement dans son ensemble devient plus difficile, comme le montrent les campagnes massives lancées par la SNCF en 2026, qui ouvrent des postes sans condition de diplôme pour séduire de nouveaux profils.
Attirer et fidéliser : le chantier prioritaire de l’administration
Face à ce constat, l’administration a identifié plusieurs chantiers jugés « incontournables » à l’issue des travaux lancés en mars, auxquels ont participé des organisations syndicales, des employeurs publics et des agents. L’objectif affiché est de concilier la qualité des services publics avec une contrainte budgétaire durable.
Pour les candidats et les salariés qui hésitent à rejoindre le public, ces travaux ouvrent la voie à de possibles évolutions des conditions d’embauche et de carrière. Une réflexion à suivre de près, à l’heure où la reconversion vers des métiers qui recrutent attire de plus en plus d’actifs.